Des jours et des poussières


Carnales y carnalas, esto nos llegó a la bandeja de Tinta Chida, es una convocatoria para mandar a volar los poemas de toda la banda, está muy chido, imaginen que sus escritos se lean en el viejo continente por un francés o una francesita bien guapa.
A darle pues!

Yo al maestro Alejandro Carrillo lo respeto y cumplo con las tareas que nos encomienda. Este fue el poema que les envié. También me ofrecí de traductora, pero nadie me solicitó (tal vez me faltó decirles que lo haría gratis…)

Des jours et des poussières

Je sais que les jours à venir seront encore tristes.

Hélas, tu demandais le noir ?

Le voici, il arrive,

Apportant, aux uns les blues, aux autres les soucis,

Les milles et une nuits, et des poussières…

Oh ma douleur, va-t’en !

Malgré tout, tu sais qu’il faut tenter de vivre,

Alors, je t’en prie, arrête !

Parfois, je reste en silence la journée entière,

C’est à peine si je bavarde en sourdine

Avec un lézard qui vient flâner chez moi,

Quoique souvent lui-aussi il me quitte,

Son corps glissant et des poussières.

Le renard me guète,

Malgré je le sens déjà vain,

Se promenant dans des forets, lointaines,

Son poils roux, cendré de poussières,

Pour y cueillir des mûres

Que sa pauvre petite gourmande adore.

(Même des framboises et aussi des fraises.)

Je n’ai plus le droit de le distraire.

Je ne l’ai jamais eu, d’ailleurs,

C’est moi qui l’ai chipé, ce droit, voilà tout.

Le renard étranger m’aimait, à la folie.

Je me suis laissée faire, c’était trop beau,

Très doux, ces jours pleins de poussières.

Alors, quoi, il me reste qui ?

Mon chien, toujours fidèle,

Comme la voix de son maître.

À part ça, des jours sans poussières.

Souvent tristes. Calfeutrés.

Tant pis, ma faute après tout

Si je guettais le soir, il est finalement descendu.

Demain matin, au cas où,

J’ouvrirai le cahier des soucis,

Pour écrire un mot à l’encre bien noire,

Sur les nuits qui restent

Les poussières qui voltigent,

Ce renard qui nous a quittés,

Un lézard qui doit à jamais disparaitre,

Sur mon chien qui reste à mes côtés.

Les jours qui sont à venir seront tristes,

Mais il faudra les dépasser

Et balayer les poussières

Qui envahissent mon corps et tous nos esprits.

(N’oublies pas, Monsieur le Renard :

Nous aussi on adore les fraises et les framboises, et les mûres, aussi.)

Laisse-moi embrasser ton museau roux et cendré,

Dans un rêve sans poussières.

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